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QUESTIONS FRÉQUEMMENT POSÉES PAR LES FEMMES

Abdoul Karim Ouedraogo

Question n° 1 : La femme qui vient d’accoucher doit-elle rester quarante jours sans prier ni jeûner, ou ce qui compte c’est la cessation de l’écoulement sanguin ; c’est à dire que quand le sang cesse de s’écouler, elle se lave et prie ? Quelle est la durée minimum des lochies ?

Réponse n° 1 : La femme qui vient d’accoucher n’a pas de temps fixe. Tant que le sang existe, elle ne prie pas, ne jeûne pas, son mari ne doit pas avoir des rapports sexuels avec elle. Quand elle voit qu’elle est en état de pureté - !uhr, même si c’est avant quarante jours ; ce peut même être après dix ou quinze jours, elle doit prier et jeûner, et elle est autorisée à avoir des rapports sexuels avec son mari sans aucune gêne.

Ce qu’il faut comprendre c’est que les lochies sont quelque chose de matériel, les prescriptions -al aflkâm-dépendent de leur existence : quand la femme les constate, elle est astreinte à ces prescriptions, quand elle se trouve en état de pureté, elle en est dispensée. Mais si la durée de l’écoulement sanguin dépasse les soixante jours, il s’agit d’un sang de métrorragie, dans ce cas elle ne s’abstient [de prier et de jeûner] que pendant la période habituelle de ses règles. Passé ce délai, elle se purifie par lavage -ghusl-et prie.

Q 2 : Deux mois après son mariage et après s’être purifiée, une femme constate quand même quelques gouttes de sang. Peut-elle s’abstenir de jeûner et de prier ? Sinon que doit-elle faire ?

R 2 : Les problèmes des femmes concernant les menstrues et les lochies sont illimités. [Cette multiplication de problèmes] vient de l’utilisation des pilules contraceptives qui empêchent la grossesse et les menstrues. Les gens auparavant ne connaissaient pas les nombreuses complications que nous connaissons aujourd’hui.

Certes des cas compliqués existent depuis l’époque de l’Envoyé d’Allah ;i, voire depuis l’existence des femmes, mais leur abondance est telle qu’elle laisse la personne perplexe devant ce genre de situation, et c’est une chose regrettable. Toujours est-il, malgré tout cela, que la règle générale stipule que quand la femme voit avec certitude qu’elle est en état de pureté -tuhr-après les menstrues ou les lochies, elle est considérée comme pure. l’entends par état de pureté -tuhr-l’évacuation du liquide blanc -al-qassa al-bayçJ.â’-que les femmes connaissent. En effet, tout ce que la femme voit après la cessation de l’écoulement du sang, que ce soit des taches troubles ou jaunes ou des points ou de l’humidité, ne fait pas partie des menstrues. Tout cela n’interdit ni prière, ni jeûne, ni rapports sexuels entre elle et son mari. La preuve en est qu’Umm ’A !iyya , tel que le rapporte l’imâm AI-Buk:hârî, a dit : « Nous ne tenions pas comptes des taches jaunes ou troubles ».

Abû Dâwûd a ajouté l’information suivante : « après l’état de pureté », c’est à dire que ces choses-là ne causent pas préjudice à la femme et ne l’empêchent pas de prier ou de jeûner ou d’avoir des rapports sexuels avec son mari.

Néanmoins, elle ne doit pas se presser jusqu’à ce qu’elle voie le tuhr. C’est pour cela que quand les femmes des compagnons envoyaient à la mère des croyants ’A’isha
• le coton couvert de [leur] sang, elle leur disait de ne pas se presser [et d’attendre] jusqu’à voir le liquide blanc.

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