Question n° 1 : La femme qui vient daccoucher doit-elle rester quarante jours sans prier ni jeûner, ou ce qui compte cest la cessation de lécoulement sanguin ; cest à dire que quand le sang cesse de sécouler, elle se lave et prie ? Quelle est la durée minimum des lochies ?
Réponse n° 1 : La femme qui vient daccoucher na pas de temps fixe. Tant que le sang existe, elle ne prie pas, ne jeûne pas, son mari ne doit pas avoir des rapports sexuels avec elle. Quand elle voit quelle est en état de pureté - !uhr, même si cest avant quarante jours ; ce peut même être après dix ou quinze jours, elle doit prier et jeûner, et elle est autorisée à avoir des rapports sexuels avec son mari sans aucune gêne.
Ce quil faut comprendre cest que les lochies sont quelque chose de matériel, les prescriptions -al aflkâm-dépendent de leur existence : quand la femme les constate, elle est astreinte à ces prescriptions, quand elle se trouve en état de pureté, elle en est dispensée. Mais si la durée de lécoulement sanguin dépasse les soixante jours, il sagit dun sang de métrorragie, dans ce cas elle ne sabstient [de prier et de jeûner] que pendant la période habituelle de ses règles. Passé ce délai, elle se purifie par lavage -ghusl-et prie.
Q 2 : Deux mois après son mariage et après sêtre purifiée, une femme constate quand même quelques gouttes de sang. Peut-elle sabstenir de jeûner et de prier ? Sinon que doit-elle faire ?
R 2 : Les problèmes des femmes concernant les menstrues et les lochies sont illimités. [Cette multiplication de problèmes] vient de lutilisation des pilules contraceptives qui empêchent la grossesse et les menstrues. Les gens auparavant ne connaissaient pas les nombreuses complications que nous connaissons aujourdhui.
Certes des cas compliqués existent depuis lépoque de lEnvoyé dAllah ;i, voire depuis lexistence des femmes, mais leur abondance est telle quelle laisse la personne perplexe devant ce genre de situation, et cest une chose regrettable. Toujours est-il, malgré tout cela, que la règle générale stipule que quand la femme voit avec certitude quelle est en état de pureté -tuhr-après les menstrues ou les lochies, elle est considérée comme pure. lentends par état de pureté -tuhr-lévacuation du liquide blanc -al-qassa al-bayçJ.â-que les femmes connaissent. En effet, tout ce que la femme voit après la cessation de lécoulement du sang, que ce soit des taches troubles ou jaunes ou des points ou de lhumidité, ne fait pas partie des menstrues. Tout cela ninterdit ni prière, ni jeûne, ni rapports sexuels entre elle et son mari. La preuve en est quUmm A !iyya , tel que le rapporte limâm AI-Buk:hârî, a dit : « Nous ne tenions pas comptes des taches jaunes ou troubles ».
Abû Dâwûd a ajouté linformation suivante : « après létat de pureté », cest à dire que ces choses-là ne causent pas préjudice à la femme et ne lempêchent pas de prier ou de jeûner ou davoir des rapports sexuels avec son mari.
Néanmoins,
elle ne doit pas se presser jusquà ce quelle voie le
tuhr. Cest pour cela que quand les femmes des compagnons
envoyaient à la mère des croyants Aisha
le coton couvert de [leur] sang, elle leur disait de ne
pas se presser [et dattendre] jusquà voir le liquide
blanc.
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