LES 70 PECHES DE L'ISLAM ET SES VARIANTES
1-
Le polythéisme
2- Le meurtre
3- La magie
4- La négligence de la prière
5- La non acquisition de laumône
6- La rupture du jeûne, lors du mois de Ramadan, sans excuse
valable (maladie, voyage
)
7- La négligence du pèlerinage alors quon est
matériellement en mesure de le faire
8- Lingratitude envers son père ou sa mère
9- Le refus daider des parents proches dans le besoin
10- Ladultère
11- Lhomosexualité
12- Lusure
13- Loppression dun orphelin, et le détournement de
ses biens
14- Linvention de mensonges sur Dieu et son messager
15- La fuite du combat lors de la guerre sainte
16- Le gouvernement injuste, qui ne suit pas les prescriptions de
lIslam
17- Lorgueil, la magnificence
18- Le faux témoignage
19- La consommation de boissons alcoolisées, la toxicomanie en
général (haschich compris)
20- Le jeux de hasard
21- La calomnie des femmes mariées
22- La fraude, devant le trésor public ou avec les biens des
aumônes
23- Le vol
24- Le banditisme de grand chemin, le gangstérisme
25- Le faux serment
26- Linjustice en général, le fait de ne pas suivre la
charia (les lois de lislam)
27- La dîme, pratique antéislamique de ceux qui prélevaient un
dixième du montant des marchandises lors du passage dun
village, dun pont
28- Lacquisition de biens par des moyens illicites : faux
serment, vol, escroquerie, jeu de hasard
29- Le suicide
30- Le mensonge
31- Le jugement non conforme aux révélations de Dieu
32- Le pot-de-vin
33- Limitation des femmes par des hommes, et
réciproquement, le travestisme et, a fortiori, le
transsexualisme
34- Le proxénétisme
35- Le mariage blanc, mariage de pure convention conclu par
intérêt
36- La souillure, en particulier par lurine
37- Lhypocrisie, en particulier la simulation de la
foi
38- La dissimulation de la révélation divine, ou la
manipulation des textes révélés, par des gens du Livre
39- La trahison
40- Le reproche joint à laumône
41- La négation du destin décidé par Dieu, " lexistentialisme
"
42- Lespionnage de personnes privées, lindiscrétion
43- La calomnie, la diffamation
44- La malédiction
45- La perfidie
46- La croyance aux devins, aux astrologues, aux cartomanciennes
47- Linsubordination de la femme, si le mari est
juste
48- Les représentations figurées, les idoles, les
scultures
49- Laffliction exagérée et non sincère lors dun
décès (référence aux " pleureuses "
anté-islamiques)
50- Liniquité, la rébellion sans justification
51- Loppression (et mauvais traitements) des faibles :
esclaves, pauvres, femmes, concubines, orphelins et aussi aux
animaux
52- La méchanceté envers son voisin
53- Loffense et la calomnie des musulmans
54- Lempiètement sur le droits des pauvre
55- Larrogance, aussi bien dans le port de riche vêtement
que dans la démarche
56- Le port , par lhommes, de vêtements en soie et de
bijoux en or
57- La fuite pour un esclave, si le maître est juste
58- Le sacrifice adressé à un autre qua Dieu
59- Le reniement de son père, en particulier par ladoption
dun autre nom
60- La vaine querelle, la discussion malhonnête, le goût de la
dispute
61- Le refus de donner de leau
62- La fraude, pour un marchand, dans la mesure des
marchandises
63- Le doute de la toute puissance de Dieu sur le cur des
hommes
64- Le préjudice causé à de bons serviteurs de Dieu
65- Labandon de la prière en groupe pour prier seul
66- La persistance de labandon de la prière en groupe, en
particulier celle du Vendredi
67- Le tort causé à un héritier, par linvention de
dettes imaginaires ou tout autre moyen
68- La ruse, la tromperie
69- Lespionnage des autres musulmans et la révélation de
leurs faiblesse
70- Linjure, en particulier aux compagnons du
prophète
En islam, les interdits sont de trois
types :
A.
Interdits alimentaires.
Alcools, euphorisants, drogues diverses, viande de porc, de
sanglier, d'animaux domestiques et de chiens. En outre, un frein
psychologique est posé à l'endroit des animaux licites qui
n'ont pas été égorgés rituellement. Une tolérance relative
est observée pour le gibier, à condition qu'il subisse ne
serait-ce que par symbolisation l'acte d'immolation. Des
dispositions sont en effet prévues pour que le chasseur puisse
rendre sa licéité (thalîl, litt. "rendre licite") à
un gibier fraîchement capturé. Une bête non égorgée
rituellement est impropre à la consommation. Viscères et sang
subissent une forte réprobation, et si les premiers peuvent
être consommés sous certaines conditions, le sang est
totalement impropre à la consommation, il est interdit et
intéressant de noter ici que tout gibier est, sur l'ordre du
Coran,(Sourate 5 Le festin verset 96) strictement interdit au
musulman lorsqu'il est dans un état de sacralisation
(ihrâm).
B. Interdits en relation avec la vie
sociale.
Spéculation financière, enrichissement illégal, usure, jeux de
hasard, jeux de gage, thésaurisation sont interdits (harâm),
soit réprouvés (makroûh). Le bien d'autrui est sacré,
notamment celui des mineurs et des personnes sous tutelle
(orphelins, enfants adoptifs, esclaves, femmes et enfants) :
" Donnez aux orphelins les biens qui leur appartiennent
(...). Ne mangez pas leurs biens en même temps que les vôtres:
ce serait vraiment un grand péché " Sourate 4, verset
2.
La filiation illégitime et la paternité en terre arabe sont
ramenées, par convention, à des calques de ce type où l'axe
licite / illicite est le gouvernail. Le bâtard est ainsi appelé
: Ibn al-harâm, litt. " l'enfant illicite ", tandis
que l'enfant né sous un toit paternel est, lui " enfant
licite / du licite " ( Ibn al-halâl). Il va sans dire que
dans un monde où la paternité est plus structurante que tout le
reste, le doute émis par un tiers sur la descendance de
quelqu'un constitue une insulte grave. A contrario, Ibn al-halâl
(litt. " enfant d'un lit honnête " [légitime] ) est
une expression d'hommage.
C. Interdits touchant la sphère intime.
(morale individuelle, hârîm, vêtements, coquetterie,
irrationnel, éthique sexuelle). Homosexualité masculine,
lesbianisme, zoophilie, homophilie, sodomie, perversions
sexuelles ( fétichisme, sont abhorrés par l'islam, tant au
niveau des textes que dans la réalité). L' acte sexuel avec une
femme pendant sa période de règles n'est pas recommandable, de
même qu'une réserve prononcée touche la conjonction sexuelle
avec une femme tout juste après son accouchement. Enfin, une
hygiène stricte est préconisée en ce qui concerne la
temporalité sacrée ( Ramadhân, pèlerinage, durant les
prières quotidiennes, ect...) et dans l'espace (mosquée, espace
sacrée de La Mecque et notamment de la Kaaba, dit également
harâm, et partant dans tous les lieux de culte ou d'enseignement
: médersas, oratoires, cimetières, mausotatoires,
ect...).
Les vêtements en soie, trop ostentatoire, sont déconseillés.
Les ors, le tatouage, scarifications sont également proscrits,
tandis qu'une ferveur particulière - qui relève indéniablement
du sacré - entoure la manifestation divine (tadjellî), tant en
ce qui concerne l'écrit ( Coran, et partant la graphie arabe
dans son ensemble) que les personnes ayant effectué le
pèlerinage rituel (hajj, pl. houjjâj), ou ayant reçu une
quelconque bénédiction d'ordre maraboutique. Dans la cosmogonie
arabe, le harâm et le halâl sont des axes verticaux qui
articulent la pratique avec les étages supérieurs de la foi.
Leurs pendants concrets, purification et souillure.
Article reçu par mail du Frère Soudré Soumaila
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