ÉLECTIONS DU 29 NOVEMBRE 2015 : Les jeunes musulmans promettent une forte participation.
La coordination des jeunes musulmans du Burkina CJMB a lancé sa campagne de sensibilisation à travers une conférence publique organisée ce lundi 02 Novembre 2015 à Ouagadougou.
Placé sous le thème « contribution de la jeunesse musulmane pour la réussite des élections au Burkina Faso » la première conférence publique de la coordination des jeunes musulmans du burkina organisé a 27 jours des élections a mobilisé plus de 500 personnes issues du monde musulman. Animé par quatre personnalités a savoir le docteur Mohammad KINDO, le docteur Oumar Said GANAME, docteur Kassem Salam SOURWEMA Professeur de Droit à l’Université de Ouagadougou et Khaled ILBOUDO, Imam de l’Association des Élèves et Étudiant Musulman du Burkina AEEMB /CERFI. Pendant 4h d’horloge les panélistes ont décortiqué plusieurs thèmes qui s’articulent autour du vote, la paix, la justice, la liberté et la gestion de la cité. Ainsi les dangers et les conséquences de l’abstention des musulmans au processus électorale en passant par le monde musulman face la démocratie et le terrorisme qui sévit actuellement dans le monde ont été au cœur des échanges. Selon le recensement de 2006, les musulmans sont a hauteur de 60,5% dont environ 8 millions dans les 14millions de population de 2006 soit un ratio de 46,5 % pour ceux qui ont l’âge de voté. Aussi les conférenciers ont fait une synthèse de la participation musulmane aux deux élections passés à savoir celle de 2007 et de 2012. Ces Deux scrutins ont enregistrés 3.500.000 de votants dont inferieur aux nombre de musulmans en âge de voter. Il ressort donc que si les musulmans s’impliquaient réellement, ils pouvaient à eux seuls élire le président du Faso, les députés et former même le gouvernement. Pour le docteur Kassem Salam SOURWEMA, l’abstention des musulmans pourrait en grande parti s’expliquer par la déception ou le désintéressement aux affaires de la cité qui sont gérées par la politique et les politiciens dont le musulman estime impropre et le qualifie de DUNIA. Pourtant les données ont changé, les mentalités évoluent le monde est devenu un village planétaire, les affaires publiques ne doivent plus être l’apanage des politiciens uniquement. Pour les panélistes il est temps pour les musulmans de prendre a bras le corps la gestion de la cité comme la pratique de la religion. Tous ces discours ont été fait en présence des hommes politiques, des autorités administratives et coutumières qui saluent tous l’initiative première du genre et exhorte la coordination a l’étendre dans les autres villes du Burkina afin que les autres frères musulmans puissent mieux s’imprégner de ces réalités. En rappel c’est la maison du peuple qui a été la tribune des échanges et est bondé de monde jusqu’à l’extérieur. Les femmes ont aussi respecté scrupuleusement le rendez-vous et ont manifesté vivement leur présence. C’est sur une note de satisfaction que les participants se sont quittés et ont promis une forte participation au soir du 29 Novembre 2015 pour la désignation du président du Faso.
A la fin de la conférence des interviews on eut lieu ci-joint à cet article les éléments audios des interviews:
--------------------Interview du docteur Kassem Salam SOURWEMA Professeur de Droit à l’Université de Ouagadougou
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--------------------------Interview de Mamadi ZEBRE sécrétaire général de la CJMB
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---------------------------Adama NIKIEMA président de la Fédération est Association Islamiques du Burkina (FAIB)
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L'intégralité de la conférence en audio sera publier très prochainement
Article rédiger par Assane NACRO